L'assurance de prêt immobilier
Si la souscription d’une assurance de prêt immobilier n’est pas obligatoire, elle reste, dans la grande majorité des cas, indispensable afin de se voir accorder le crédit sollicité. Le souscripteur est toutefois libre, depuis le 1er juillet 2010, de choisir le prestataire qu’il souhaite, pour lui permettre ainsi de trouver l’offre la plus adaptée à ses besoins.
Consistant en une assurance décès / invalidité souscrite au profit de l’organisme prêteur, elle permet à ce dernier de s’assurer que les montants délivrés lui seront bien remboursés, et protège également l’emprunteur, ainsi que ses proches, dans le cas où celui-ci se verrait dans l’incapacité d’honorer les remboursements prévus suite à son décès, ou à une baisse de revenus, causée par une invalidité, ou à l’occasion d’une perte d’emploi, par exemple.
La couverture minimum proposée dans le cadre d’une assurance de prêt immobilier reste donc la garantie décès / Invalidité Absolue et Définitive (IAD), qui permet de préserver les héritiers, en leur offrant l’opportunité, après une disparition, ou un accident, de disposer gratuitement, et librement, du bien immobilier pour lequel ce contrat a été souscrit, les échéances restant dues étant désormais à la seule charge de l’assureur. Comme dans le cas de l’IAD, les taux d’incapacité, ou d’invalidité, pris en compte pour déterminer l’indemnisation qui sera consentie, restent déterminés en fonction des mêmes règles que celles établies par la Sécurité Sociale. Ainsi, une Incapacité temporaire Totale de Travail (ITT), ou une Incapacité Permanente Totale (IPT), ou Partielle (IPP), inférieure à 33 %, ne permettent, en aucun cas, de prétendre au remboursement intégral de la dette, l’indemnité versée ne correspondant, cette fois-ci, qu’à une partie du montant des mensualités et, qui plus est, pour la seule durée de cette incapacité, ou de cette invalidité.
Une option importante peut aussi venir s’ajouter à cette formule de base, permettant, alors, de se protéger des conséquences, très lourdes, que peut entraîner une perte d’emploi. Dans ce cas là non plus, le remboursement total des échéances n’est absolument pas prévu, il reste même, souvent, plafonné à un maximum de 50 %, et n’intervient, en principe, que quelques temps après la survenue de l’événement ouvrant droit à ce type de versements établi, en général, entre 3 et 9 mois. Ce supplément, assez coûteux, n’est aujourd’hui que peu souscrit, à hauteur de 20 % environ sur le nombre total d’assurances de prêt immobilier. Ceci est notamment dû au fait qu’il n’est, tout d’abord, accessible qu’aux personnes présentant le moins de risques, et qu’il n’est, en outre, sollicité que par une majorité d’emprunteurs qui pensent en avoir réellement besoin. Son tarif est donc d’autant plus élevé que les souscripteurs de cette option, parfaitement conscients de leur situation professionnelle et, par conséquent, de la probabilité qu’ils soient ou non touchés par une perte d’emploi, n’y accèdent pas sans raison, et sont effectivement amenés à y avoir recours.
La quasi totalité des futurs propriétaires faisant appel à un prêt immobilier, la souscription de cette assurance apparaît donc comme une question importante, à laquelle il convient de bien réfléchir avant de se lancer, tant sur le choix des garanties, que sur celui du prestataire.